
|
Georges Julien : Un homme traqué
Le 15 décembre 1943, la police allemande investit les
locaux du central de Paris-harmonique des Archives. Georges Julien est
immédiatement appréhendé, et Robert Guillet,
également contrôleur, sera appréhendé à
son domicile peu après. Mais Georges Julien n’est pas sévèrement
surveillé. On ne lui a pas passé les menottes. Dans la
rue des Archives, il bouscule ses deux gardiens et parvient à
s’enfuir vers la plus proche station de métro.
Robert Guillet, qui dirigeait également le service de rapatriement
des aviateurs alliés, mourra en déportation.
Georges et Marie Julien se cachent en région
parisienne. Georgette Keller, alias Solange, épouse de Robert
Keller, organise leur refuge le soir même de l’arrestation
manquée. Elle les cache d’abord à Bicêtre
chez l’une de ses amie, Andrée Lobreau, elle aussi membre
du réseau Vengeance, chez qui elle a établi sa boîte
aux lettres. C’est là que Eugène
Lesven, le beau-frère de Georges, les retrouve pour
les aider à quitter la région parisienne.
Georges veut aller à Quimper où il connaît une planque.
Eugène Lesven s’occupe d’enregistrer leurs bagages
et de prendre leurs billets, puis il les accompagne à la gare
Montparnasse en les suivant à distance pour s’assurer qu’ils
n‘ont pas d‘ennuis.
Mais la famille Julien ne reste pas à Quimper. L’endroit
n’est pas sûr. Le Gestapo est partout. Elle recherche des
patriotes et des espions anglais..
Le 26 janvier 1944, Georges et Marie Julien arrivent
à Angoulême, chez les Lesven, sur le site même de
la poudrerie, c’est à dire, bien gardé par les Allemands
qui l’on investi depuis juin 1940, « le seul endroit
où on n’aura pas idée de venir me chercher »,
dit Georges.
Il était temps : le 28, la Gestapo de Quimper organise une grande
rafle. Le chef régional et l’agent de liaison principal
sont arrêtés.
retour
suite |